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Débat laïcité: Copé promet des solutions "le 5 avril" sans toucher à la loi de 1905


Vendredi 4 Mars 2011 modifié le Vendredi 4 Mars 2011 - 13:05




Débat laïcité: Copé promet des solutions "le 5 avril" sans toucher à la loi de 1905
Jean-François Copé a promis jeudi soir que l'UMP présenterait "des solutions" le 5 avril sur la laïcité et la place de l'islam lors de la convention organisée sur ce thème par son parti et cela sans toucher à la loi de 1905 de séparation des églises et de l'Etat.

Le secrétaire général de l'UMP a fait cette double promesse lors de l'émission "A vous de juger" de France 2 face à Dominique de Villepin (République solidaire), de François Bayrou (MoDem), Pierre Moscovici (PS), de Marine Le Pen (FN) et de Rama Yade (Parti radical).

M. Copé est apparu isolé, tous les autres intervenants, hostiles à une remise en cause de la loi de 1905, mettant en garde contre le lancement du débat sur la laïcité et la place de l'islam, rappelant les dérapages du débat sur l'identité nationale.

"Le 5 avril, nous aurons des solutions", a promis M. Copé, en jurant: "On ne touchera pas à la loi de 1905, et aucun fond public ne financera des lieux de culte".

Comme solutions, il a cité l'interdiction des prêches en arabe ou ne pas accepter que des femmes refusent de se faire soigner par un homme dans les hôpitaux pour des raisons religieuses. "Les Français sont légitimistes", a-t-il dit, estimant que la République devait mettre des règles.

M. de Villepin a mis l'accent sur la nécessité de former les imams et de relancer la fondation des oeuvres de l'islam qu'il avait créée lorsqu'il était ministre de l'Intérieur.

Mais pour lui, le débat lancé par l'UMP et souhaité par le président Nicolas Sarkozy fait "le jeu de Marine Le Pen", relevant que les intentions de vote en faveur de celle-ci se situaient "entre 18 et 20%" actuellement. Pour lui, de tels débats nourrissent "les peurs".

Rama Yade lui a donné raison sur la nécessité de "cadrer le débat" pour éviter "les dérapages", et de réactiver la fondation créée par ce dernier pour régler le problème des "prières dans la rue".


François Bayrou
François Bayrou
François Bayrou a souligné que "tous les lieux de culte construits avant 1905 (c'était) la collectivité publique qui les (prenait) en charge".

Il a dénoncé le discours du chef de l'Etat, au Puy-en-Velay, sur les racines chrétiennes de la France, en notant que "chaque fois qu'on mélange l'Etat et la religion, on court à la catastrophe". "Pourquoi l'Etat se mêlerait de choisir une de nos racines?", a-t-il interrogé, avant d'estimer qu'il y avait là "une utilisation, une tentative d'utilisation de la conviction religieuse". "Ce n'est pas la responsabilité, ni même le droit du président de la République de trancher sur ces thèmes qui appartiennent à chacun" dans son intimité.

Pierre Moscovici a fait part de son "malaise": "Je ne veux pas qu'on dramatise les différences. Notre République est multiconfessionnelle et ce n'est pas antinomique avec la laïcité". "Cela ne marchera pas, votre compétition avec le FN. La présidentielle se jouera sur autre chose", a-t-il lancé à M. Copé.

Marine Le Pen, en duplex, s'est dite "choquée par le débat". Elle a rappelé que si la collectivité finançait les églises, c'était parce qu'elles "appartenaient à l'Etat". Pour mettre fin aux prières dans la rue, elle a estimé que c'était "aux fidèles de financer leurs mosquées". "En aucun cas, les impôts des contribuables français ne doivent servir à financer les lieux de culte", a-t-elle dit.
Vendredi 4 Mars 2011 - 12:57





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