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Dans un Droit de réponse à l'OBS, Aziz Akhnnouch oppose le démenti le plus formel à une tentative de corruption de José Bové


Jeudi 22 Octobre 2015 modifié le Vendredi 23 Octobre 2015 - 10:21

Dans son édition de jeudi, l’OBS publie une sévère mise au point du ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime du Royaume du Maroc, Aziz Akhennouch, dans laquelle ce dernier dément de la manière la plus formelle toute tentative de corruption du Maroc en 2011 de José Bové contrairement à ce qu'avait laissé entendre l'hebdomadaire français.




Texte intégral "Droit de réponse" de M. Akhennouch:

"Monsieur Aziz AKHANNOUCH, Ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime du Royaume du Maroc, répond à l’article L’Obs du 1er octobre intitulé « Quand José Bové a dit non ». Cet article laisse entendre que José BOVÉ aurait pu faire l'objet d'une tentative de corruption de la part du Maroc en 2011, ce qui appelle un démenti immédiat. Cette information porte atteinte à l'honneur professionnel et politique de Monsieur le Ministre. La réalité des échanges entre le Maroc et José BOVÉ est tout autre. En décembre 2010, un protocole agricole entre le Maroc et le Conseil de l'Union européenne est soumis pour approbation au Parlement européen (PE).

Le 13 Juillet 2011, Aziz AKHANNOUCH est intervenu en audition devant la Commission INTA au Parlement européen, en présence de José BOVÉ, rapporteur. Exposant l'essor qu'engendrait le protocole pour l'agriculture, le Ministre a publiquement rétabli des contre-vérités distillées par José BOVÉ dans les médias.

A l'occasion de son intervention devant la Commission parlementaire, le ministre invitait publiquement José BOVÉ à se rendre au Maroc pour constater la réalité de l'agriculture marocaine. José BOVÉ, dans des débats enregistrés que vos lecteurs peuvent consulter sur le site du Parlement européen (http : //www.europarl.europa.eu/ ep-live/fr/committees/ video ?event=20110713-1500-COMMITTEE-INTA), a répondu favorablement à cette invitation. A la fin de l'audition, José BOVÉ est venu saluer le ministre indiquant qu'il fallait absolument se voir et discuter. Le ministre, conforme à sa politique constante d'ouverture, s'est déclaré prêt à le rencontrer à STRASBOURG ou à BRUXELLES, lieux de rencontre des eurodéputés sur le même sujet. Le 15 juillet 2011, José BOVÉ a proposé que la rencontre ait lieu à MONTPELLIER au cabinet de son avocat, lieu peu propice à des discussions politiques et économiques.

En raison de cette proposition peu commune, la rencontre n'a pu avoir lieu. Ces faits sont relatés par José BOVÉ dans un ouvrage de 2014. Ce livre, qui fait un récit déformé de la discussion entre José BOVÉ et le ministre ne porte toutefois aucune allusion claire à une tentative de corruption, contrairement à la lecture faite et publiée par « l'OBS », pas plus qu'à un quelconque cadeau proposé à José BOVÉ pour le faire changer d'avis sur certains points de l'accord.
Il est donc plus qu'étonnant que quatre ans plus tard, on parle d'une tentative de corruption, là où il n'y avait que volonté de défense d'un protocole agricole. La présentation faite par « l'OBS » est donc inexacte et appelle le démenti le plus formel de la part du Maroc et de son Ministre de l'Agriculture."

Jeudi 22 Octobre 2015 - 14:10

Par Hasna Daoudi




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