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Dans la tempête, le cardinal français Barbarin fragilisé par une nouvelle affaire


Jeudi 17 Mars 2016 modifié le Jeudi 17 Mars 2016 - 14:41




La révélation d'une nouvelle affaire de prêtre coupable d'agressions sexuelles fragilise encore le cardinal Philippe Barbarin, au coeur d'une tempête liée à des crimes pédophiles qui vaut à ce haut prélat de l'Eglise de France des appels pressants à la démission.

"Abus sexuels au sein de l'Eglise: l'affaire de trop": le quotidien populaire Le Parisien barrait sa une jeudi de ce titre fracassant, après avoir porté la veille des nouveaux soupçons à l'encontre du médiatique et controversé archevêque de Lyon (centre-est).

En cause cette fois, non pas un scandale de pédophilie mais une "promotion" que le journal accuse Mgr Barbarin d'avoir accordée il y a trois ans à un curé reconnu coupable d'agressions sexuelles sur des étudiants, tous majeurs.

Condamné en 2007 à un an et demi de prison avec sursis, le prêtre, aujourd'hui âgé de 55 ans, avait été muté du diocèse de Rodez (sud), où les faits avaient été commis, à celui de Lyon.

D'abord vicaire puis curé d'une paroisse, il a ensuite été en 2013 "promu doyen, en charge donc de plusieurs paroisses, par le cardinal" Barbarin, dénonce Le Parisien.

L'épiscopat français a réagi mercredi soir en arguant que cette affaire n'avait "rien à voir" avec un scandale pédophile et en contestant que le prêtre condamné ait été "promu".

"Il a aujourd'hui des responsabilités de formation", a relativisé le porte-parole des évêques de France, Mgr Olivier Ribadeau-Dumas.

"Il s'agit d'un prêtre qui a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour des gestes déplacés sur des majeurs (...) Pour nous, il s'agit de l'histoire d'un homme qui a été coupable de faits qui ont été jugés", a-t-il fait valoir.

Cette nouvelle affaire tombe néanmoins au plus mal pour Philippe Barbarin, déjà visé par deux plaintes pour non-dénonciation de prêtres pédophiles, et lui a valu de nouveaux appels à la démission de la part du gouvernement français.

"Evidemment, c'est la moindre des choses", a martelé jeudi la secrétaire d'Etat Juliette Méadel, interrogée sur la nécessité pour le prélat de "partir".

Le Premier ministre Manuel Valls avait déjà appelé deux jours plus tôt mardi Mgr Barbarin à "prendre ses responsabilités".
Jeudi 17 Mars 2016 - 13:41

AFP




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