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DSK visé par une enquête


Vendredi 16 Octobre 2015 modifié le Vendredi 16 Octobre 2015 - 11:01

La justice française a ouvert cet été une enquête préliminaire contre l'ex-directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, pour escroquerie et abus de biens sociaux en lien avec son ancienne société d'investissement luxembourgeoise en faillite, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.




Cette enquête a été ouverte le 28 juillet à la suite de la plainte d'un ancien actionnaire, selon la radio France Inter et Le Parisien magazine qui ont révélé l'information.

L'ancien patron du Fonds monétaire international a enchaîné depuis quatre ans les démêlés judiciaires liés à des scandales sexuels, qui l'ont contraint à quitter le FMI et mis fin à sa carrière politique.

La plainte au centre de cette nouvelle affaire avait été déposée le 30 juin par un ancien actionnaire de la société d'investissement LSK, Jean-François Ott, qui affirme avoir souscrit une augmentation du capital de LSK de 500.000 euros. Persuadé qu'on lui a présenté, en amont de cet investissement, une situation financière de LSK qui n'était pas conforme à la réalité, il a porté plainte pour "escroquerie", "abus de biens sociaux" et "faux" .

A la suite de cette plainte, une enquête préliminaire a été ouverte cet été contre les anciens administrateurs de LSK, dont Dominique Strauss-Kahn, a confirmé à l'AFP la source judiciaire.

Depuis, selon France Inter et Le Parisien Magazine, "une seconde plainte a été déposée par un ex-banquier macédonien". La radio ajoute que l'avocat de Dominique Strauss-Kahn, Jean Veil, explique que son client n'avait pas de "rôle opérationnel" dans le groupe et a lui-même été trompé.

Les enquêteurs doivent entendre le plaignant, Jean-François Ott, pour lui faire préciser les termes de sa plainte, a précisé à l'AFP la source judiciaire. Se posent en effet des questions de compétence du tribunal de grande instance de Paris, les infractions présumées visées ayant au moins pour partie été commises à l'étranger, selon cette source.

"La première question que devra se poser la brigade financière de la Police judiciaire de Paris, qui a été saisie de l'affaire, est : comment ont été dilapidés les 100 millions d'euros aujourd'hui réclamés par 156 créanciers de multiples nationalités ?" écrit France Inter sur son site.

LSK, dont Dominique Strauss-Kahn voulait faire un fonds spéculatif de 2 milliards de dollars, a été déclarée en faillite en novembre 2014, quelques semaines après le suicide à Tel Aviv de son fondateur et dirigeant, Thierry Leyne. DSK avait quitté la présidence de LSK quelques jours avant ce décès.

Selon France Inter et Le Parisien magazine, "DSK a pris la tête d'un groupe à la gestion douteuse. A l'été 2013, soit un mois avant son arrivée, elle affiche déjà une perte de 13 millions d'euros. Sa principale filiale, Assya Luxembourg a du mal à payer ses notes de téléphone, d'électricité, de fournitures de bureau...".

"Plutôt que de placer l'argent des clients sur le marché, Assya Luxembourg outrepasse ses mandats de gestion et l'investit en partie dans des actions "maisons". En clair : elle rachète les titres de ses filiales pour en faire monter artificiellement le cours", a révélé l'enquête journalistique.

Vendredi 16 Octobre 2015 - 09:39

Source AFP




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