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DSK: «L’instant où ma vie a basculé»


Mardi 24 Mai 2011 modifié le Mardi 24 Mai 2011 - 12:10




DSK: «L’instant où ma vie a basculé»
«Pour moi, écrit Dominique Strauss-Kahn, il y a chaque année un 29 février. Car le 29 février, c’est la date du tremblement de terre d’Agadir, le jour où 30.000 vies se sont brisées, l’instant où ma vie a basculé. J’allais avoir onze ans. (…) J’ai vécu à Agadir mes dix premières années. Une vie de rêve, dans l’insouciance de l’enfance et dans l’inconscience du durcissement des tensions sociales. (…) Et puis tout cela a pris fin. Brutalement. Dans la nuit du 29 février 1960. C’est bizarre un tremblement de terre. (…) Le bruit. L’effroi. Le chaos.»

Ces mots sont issus du Journal contre le renoncement écrit par Dominique Strauss-Kahn et paru chez Grasset en 2006. D’après les journalistes Martinat et Kara, à qui Strauss-Kahn s’est confié en 2010 (DSK-Sarkozy, le duel, chez Max Milo, un livre dont j’ai été l’éditeur), l’enfant a, pendant plusieurs mois, connu des troubles du sommeil et des cauchemars à répétition. On apprend en outre dans Les secrets d’un présidentiable, sorti anonymement chez Plon la même année, que «le bel immeuble de sept étages» où vivait la famille de DSK se serait «aplati comme une crêpe, sans laisser la moindre chance à ses habitants». Ce soir-là, les Strauss-Kahn étaient invités à dîner loin du centre de la ville et de l’épicentre du séisme. La survie de DSK au-delà de sa onzième année tient donc du hasard, de la chance, du destin: la terre aurait dû l’engloutir. Cet événement est une clé pour la compréhension du personnage.

J’ai été, sauf erreur, le premier, le 16 mai 2011, dans le journal Libération, à développer dans la presse ladite thèse de l’acte manqué, ensuite reprise par d’autres. J’ai écrit que DSK devenait un personnage inconsciemment «héroïque» si sa mésaventure servait à nous éviter un président «calligullien».

J’ai reçu beaucoup de messages de remerciements, issus de femmes autant que d’hommes. Quelques lectures superficielles et moralistes m’ont pourtant reproché cette tribune, comme s’il était imaginable que je justifie la violence. Je vois même aujourd’hui certains journalistes ou commentateurs américains reprendre mes propos de manière biaisée et irrationnelle.

Les victimes, en toute logique, suscitent l’empathie –mais une lecture moraliste de l’histoire mène rarement à une compréhension profonde. Aussi ne quitterai-je pas le domaine de la connaissance, pour ne pas tomber dans les miasmes complotistes, caricaturalement féministes ou faussement démagogiques. Le point de vue de la «victime», à respecter, est l’affaire de la justice: espérons que celle-ci fasse son œuvre justement, et que l’on n’assiste pas, par exemple, à un remake du procès de O.J. Simpson, c’est-à-dire à un show médiatique qui resterait suspect de favoriser les riches et les célèbres.

DSK, cet être à tendance «bissextile», comme il se qualifie lui-même (on jugera déplacé d’y voir un condensé des trois mots: bipolaire, sexuel et infantile), sera-t-il à la hauteur de son acte manqué? Rien n’est moins sûr. Son hybris, c’est-à-dire sa démesure, son dépassement orgueilleux des frontières du désir, selon la terminologie de la mythologie grecque, est aujourd’hui sanctionnée. Cet homme est depuis une semaine en pleine Némésis, c’est-à-dire qu’il vit le châtiment de son outrance, la destruction de son destin. Dans les tragédies grecques, nombre de héros vivent dans une perpétuelle tension entre hybris et diké, démesure et sens du juste. L’impunité que notre société réserve encore trop aux puissants, notamment sur les questions d’abus de pouvoir, provoque parfois des soubresauts spectaculaires lorsqu’ils sont connus, tandis que beaucoup restent dans l’ombre, souterrains.

Jusqu’ici, l’affaire DSK pouvait donc apparaître comme une tragédie. L’étymologie du mot évoque d’ailleurs le «sacrifice du bouc» lors des fêtes consacrées à Dionysos. Celui-ci était le dieu de l’ivresse, du chaos vital, des profondeurs tremblantes de la terre, du désir. On sait que selon Nietzsche, notre société est constamment secouée entre des tendances dionysiaques et des tendances apolliniennes, c’est-à-dire entre le chaos pulsionnel et l’ordre structurant.

Dominique Strauss-Kahn, lors du tremblement de terre de son enfance, s’est trouvé au plus près témoin de la puissance chaotique qui est l’un des versants de la vie sur Terre, une vie dont on sait qu’elle est souvent par-delà la morale, cruelle d’un certain point de vue. Nombre des personnes que le futur patron du FMI côtoyait, enfant, à Agadir, sont mortes –on compte au moins 12.000 victimes et autant de blessés. Il en a sans doute gardé une trace profonde –une faille qui ne l’excuse pas mais l’élucide une partie de la psyché de DSK a-t-elle été symboliquement engloutie dans les profondeurs de la terre, en 1960? «Le bruit. L’effroi. Le chaos.» Une autre partie s’est en tous cas accrochée au principe ordinateur, à la structuration, aux limites sans lesquelles il ne peut y avoir de société.

C’est dans la mesure où il a toujours lutté contre le chaos destructeur, la voracité souterraine en lui qu’il est devenu un cerveau extrêmement efficace. Ses biographes révèlent ainsi sa compulsion du jeu: depuis des années, DSK passait, semble-t-il, chaque minute creuse accroché à des jeux sur son téléphone portable, dont les échecs. On l’aurait même vu sortir un petit échiquier sur un télésiège. D’un point de vue dramaturgique, ce serait-là le signe de quelqu’un qui a horriblement peur du vide, et qui sans cesse chercherait à sortir la tête du chaos. Au-dessus de l’abîme, plus ils s’élèvent, il y a pour certains comme un vertige qui les attire vers la chute, vers le centre de la Terre. Ils en perdent par instants la raison, s’ils ne sont pas assez forts pour se maîtriser. Yo-yo de la volonté de puissance. Docteur Strauss et Mister Kahn.

En matière d’hybris, nous devons nous fier à la sagesse des Grecs anciens, qui y voyaient la pire des fautes. Ils ne croyaient pas au péché, mais à l’outrage social et divin, que devait juguler l’exercice de la mesure, l’actualisation consciente et sereine de l’équilibre entre Dionysos et Apollon, entre désir et ordre, un équilibre sans lequel il ne peut y avoir de société fertile. Si l’on suit la logique antique, DSK, pour rétablir cet équilibre, devrait peut-être à présent s’immoler comme le bouc ou sacrifier son statut social d’une manière forte. (Notons en passant qu’il a outragé les Grecs en mars, en déclarant qu’ils «truandaient un maximum» quant à leurs impôts. Si nous étions encore polythéistes, ne pourrions-nous pas voir dans sa Némésis actuelle un châtiment divin de Zeus, une punition émanant de ce qui dans l’esprit de la Grèce, ce berceau de l’Europe, serait encore antique?) Nous espérerions que DSK ne fasse pas désormais l’erreur de trouver refuge dans la ruse des avocats, le déni et le pouvoir nettoyant de l’argent, mais il est probable que la tragédie tourne à la farce. Docteur Strauss risque de ne pas être à la hauteur de Mister Kahn. Alors souhaitons ceci: que cet événement nous rende un peu plus antiques. Qu’il réveille en nous la passion de la connaissance plutôt que la fascination de la turpitude. Qu’il ravive le souvenir de l’héroïsme plutôt que la médiocrité. Qu’il nous pousse à mieux comprendre en nous le combat du désir et de la modération. Qu’il permette d’inventer des limites moins hypocrites à l’impunité des dominants. Qu’il n’alimente pas les passions tristes de celles et ceux qui voudraient profiter des excès condamnables de certains pour rendre le désir systématiquement suspect – s’il est coupable, DSK a fait, par sa démesure, autant outrage aux femmes qu’aux hommes.

Restons à l’écoute de la Terre: de temps en temps, elle tremble et semble vouloir nous ensevelir, mais le plus souvent, elle est sereine et plutôt bienveillante.

Mardi 24 Mai 2011 - 10:39

Par LUIS DE MIRANDA romancier et essayiste (Source Libératio





1.Posté par Lucien BONNET le 25/05/2011 02:51 | Alerter
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DSK: «L’instant où ma vie a basculé»
Mardi 24 Mai 2011 modifié le Mardi 24 Mai 2011 - 12:10
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Strauss-Kahn case

Christine Lagarde a un CV idéal.
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Par Lucien BONNET
LETTRE À MADAME CHRISTINE LAGARDE
Laval, Canada, le 22 Mai 2011

Madame Christine Lagarde,

« C'est dans l'adversité », j'allais dire dans « l'obscurité », qu'on reconnaît les vrais amis.

Dans cette épreuve personnelle à répercussion nationale et internationale dont fait l'objet aujourd'hui M. Dominique Strauss-Kahn aux Etats-Unis d'Amérique, chacun de nous, au Québec comme ailleurs, reconnaît en vous les qualités de Femme d'État, apte à répondre "au pied levé" aux exigences du rôle dévolu au Peuple Français au sein du FMI.

Solidaires de votre vision positive des choses et en toutes choses, nous sommes aussi solidaires de votre énergie, de votre volonté de bâtir et de rebâtir.

Puis-je me permettre dans ces circonstances de vous parler des pays émergents et d'une source d'énergie incontournable que nous réserve dans ce domaine la Science au carrefour du troisième millénaire ?

À chacun, selon ses moyens, de manifester sa solidarité puisqwu'il est dit que « l'Union européenne était près de se mettre d'accord sur le nom de la ministre française de l'Économie, Christine Lagarde. A l'inverse, les grands pays émergents, qui pourraient prétendre à un rôle plus important au FMI, n'affichaient aucune entente entre eux.» (Agence France-Presse Washington - Le Fonds monétaire international va ouvrir lundi et jusqu'au 10 juin les candidatures au poste de directeur général, et qu'il se fixait pour «objectif» de désigner son numéro un «d'ici au 30 juin».)

Ma contribution, apparemment futuriste, réfère, Madame Lagarde, à une source inépuisable d'énergie qu'il s'agit maintenant d'apprivoiser.

Dans un livre à tirage limité, traduit en anglais pour les besoins de la cause, intitulé « BILL A RI And There Was Light ! » adressé au cours de la dernière décennie au Président américain Bill Clinton qui en accusa réception, j'ai osé aborder ce sujet.

Une seconde copie de ce manuscrit est alors parvenue au 24 Sussex à Ottawa, destinée à l'ex-Premier Ministre du Canada, la veille de la visite du Très Honorable Jean Chrétien à la maison Blanche.

Quant à la version originale française intitulée « Haïti ! Que la lumière soit ! », elle a été remise de la main à la main par les soins de l'ambassadeur canadien à Port-au-Prince, Monsieur Hubert Feuillé, au Président haïtien Jean Bertrand Aristide.

C'est vous dire, Madame Lagarde, que dans les circonstances exceptionnelles que connaît le monde actuel sur le plan de l'énergie, toute exploration, à moyen ou à long terme, par l'expertise française ou autre, d'une source additionnelle d'énergie à la fois sécurisante et rentable, ne serait pas à dédaigner.

Dans une lettre en 1995 au Président Bill Clinton comme dans celle à son homologue fédéral canadien alors Monsieur Jean Chrétien, j'ai évoqué, à leur égard, cette perspective. Bien malin qui saurait, face à cette possibilité, qui de l'un ou de l'autre aurait voulu s'en prévaloir le premier.

Rien de sorcier dans tout ça, Madame Lagarde. En dépit de mon ascendance haïtienne et de mes précautions oratoires. Il en est sans doute ainsi quand il faut forcer un tabou. Un tabou de taille, Madame Lagarde, je vous l'avoue. Un tabou « scientifique ». Comme il s'en trouve rarement.

-- « Le tabou se présente comme un impératif catégorique négatif » -- affirme Roger Caillois. Ce n'est pas peu dire. Surtout lorsqu'il s'agit de corriger adéquatement la théorie de Newton sur la lumière et les couleurs.

Mon intervention, ici, Madame Lagarde, voudrait dire ceci. Il est possible d'utiliser une autre forme d'énergie. En décodant la Matière Noire. Par l'expertise de vos savants. Pardonnez ici, je vous prie, mon intervention, qui veut vous rendre hommage. Pour l'Acte qui consiste à faire un jour AMENDER LA LOI DE NEWTON SUR LA LUMIÈRE ET LES COULEURS. Comme le suggère mon livre intitulé «Haïti Que La Lumière Soit !» publié in extenso dans http://www.contact-canadahaiti.ca

Avec mes voeux de succès continu dans vos fonctions actuelles et futures à réprcussions nationales et internationnelleas, je vous prie de bien vouloir agréer, Madame Lagarde, l'hommage et l'expression de mes sentiments les plus distingués.

Lucien BONNET

http://www.contact-canadahaiti.ca

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Découverte

Première « galaxie obscure » détectée Un objet très massif, invisible en optique, qui pourrait être la première « galaxie obscure » (ou noire) jamais observée, vient d'être détecté en radio par une équipe internationale, annonce l'Observatoire français de Paris-Meudon. suite »

Ecrit par : Lucien BONNET | 20.10.2007

( France : Nicolas et Cécilia Sarkozy divorcent

http://www.google.ca/#hl=fr&source=hp&biw=866&bih=539&q=Lucien+BONNET&oq=Lucien+BONNET&aq=f&aqi=g1&aql=&gs_sm=si&gs_

upl=34078l38984l0l13l13l0l3l3l0l375l2782l0.1.5.4&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.&fp=98913642371e9478

[AFRIQUECHOS.CH] : France : Nicolas et Cécilia Sarkozy divorcent
20 octobre 2007, par Lucien BONNET. Président Nicolas Sarkozy Palais de l'Élysée France. Monsieur le Président, ... Ecrit par : Lucien BONNET | 20.10.2007 ...
www.afriquechos.ch/spip.php?page=commentaires&id... - En cache_)
Les astrophysiciens pensent que ce trou noir est le résidu de l'explosion d'une étoile environ vingt fois plus massive que notre soleil, une supernova baptisée SN 1979C.

Photo: AP

Agence France-Presse
Washington

Des astrophysiciens ont découvert le plus jeune trou noir connu dans notre voisinage cosmique dont la naissance date de seulement 30 ans, selon des observations faites avec le télescope spatial Chandra, a annoncé lundi la Nasa.

Ce trou noir dans sa prime jeunesse offre une occasion unique d'observer ce type d'objet se développer, se réjouissent les auteurs de la découverte publiée dans the New Astronomy Journal.

Cela pourrait aider les scientifiques à mieux comprendre comment des étoiles géantes explosent pour laisser un trou noir ou une étoile à neutrons ainsi que leur nombre dans notre galaxie, la Voie Lactée et les autres galaxies.

«Si notre interprétation est exacte, ceci est l'exemple le plus proche dans lequel la naissance d'un trou noir peut être observée», souligne Daniel Patnaude, du centre d'astrophysique Harvard-Smithsonian à Cambridge (Massachusetts), principal auteur de cette communication.

Ces astrophysiciens pensent que ce trou noir est le résidu de l'explosion d'une étoile environ vingt fois plus massive que notre soleil, une supernova baptisée SN 1979C, initialement découverte par un astronome amateur en 1979.

Il se situe dans la galaxie M100 à environ 50 millions d'années-lumière de la Terre (une année-lumière équivaut à 9460 milliards de km).

De nombreux nouveaux trous noirs loin dans l'univers ont été précédemment détectés sous la forme d'éruptions de rayons gamma, source d'énergie lumineuse la plus intense.

Cependant, SN 1979C est différent car il est beaucoup plus près et appartient à une catégorie de supernovas peu probablement liées à une éruption de rayons gamma, selon ces astrophysiciens.

Les trous noirs, des objets massifs dont le champ gravitationnel est si intense que rien, ni même la lumière, ne peut s'en échapper, résultent de la mort d'une étoile géante explosant en supernova.

http://www.cyberpresse.ca/sciences/astronomie-et-espace/201011/15/01-4342971-decouverte-du-plus-jeune-trou-noir-connu.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-cyberpresse_267_article_ECRAN1POS1






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