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Création d'une commission indépendante sur l'assassinat de l'opposant tunisien Chokri Belaïd


Vendredi 26 Avril 2013 modifié le Vendredi 26 Avril 2013 - 13:33

Une nouvelle commission indépendante chargée du suivi des investigations autour de l'assassinat de Chokri Belaïd a été créée jeudi. Elle compte parmi ses membres des proches du défunt, des juristes, des journalistes et des artistes, notamment, Besma Khalfaoui Belaïd, Kamel Jendoubi, Om Zied, Kamel Laâbidi, Taïeb Laâkili, Karim Bouzouita, Leïla Toubel, Ghazi Ghrairi et Haythem Mekki.




Création d'une commission indépendante sur l'assassinat de l'opposant tunisien Chokri Belaïd
Le juge d’instruction du 13ème bureau au Tribunal de première instance de Tunis a pu finalement, auditionner, récemment, le chef du gouvernement actuel, Ali Laârayedh, en tant que témoin dans l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd.

La date et la durée exactes de cet interrogatoire, survenues après deux convocations, n’ont pas été précisées

Cette commission aura donc pour objet de suivre de près l'évolution des investigations autour de l'affaire de Chokri Belaïd ainsi que l'arrestation des suspects,

Les autorités tunisiennes ont publié samedi 13 avril les photos de cinq hommes soupçonnés d'être impliqués dans l'assassinat de l'opposant Chokri Belaïd le 6 février, et lancé un appel à témoin pour les retrouver.

La diffusion des photos intervient à la suite d'une autorisation judiciaire, affirme le ministère, appelant tous les Tunisiens à contribuer à la recherche et à l'arrestation des suspects.

Chokri Belaïd, un critique virulent du parti islamiste Ennahda au pouvoir, a été assassiné par un groupuscule islamiste radical, avait indiqué fin février le ministre de l'Intérieur de l'époque Ali Larayedh, aujourd'hui chef du gouvernement. Le tueur présumé, identifié, est en fuite mais quatre complices ont été arrêtés, avait-il indiqué.

Les proches de Belaïd accusent Ennahda d'être responsable de ce crime, ce que dément ce parti avec véhémence. L'assassinat sans précédent en Tunisie a choqué et exacerbé une profonde crise politique qui a finalement conduit à la démission fin février du gouvernement d'Hamadi Jebali.

La Tunisie est confrontée, depuis la révolution de janvier 2011, à l'essor de groupuscules islamistes armés responsables de plusieurs coups d'éclats parfois sanglants, le plus grave ayant été l'attaque de l'ambassade des Etats-Unis en septembre qui avait fait quatre morts parmi les assaillants. Plus récemment, un salafiste a été tué dans des affrontements avec la police déclenchés dans la nuit de jeudi à vendredi par l'attaque contre un poste de police à Hergla (centre-est).

Vendredi 26 Avril 2013 - 09:53

Par Lila Taleb




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