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Congo: la nouvelle loi électorale adoptée par l'Assemblée nationale


Jeudi 14 Janvier 2016 modifié le Jeudi 14 Janvier 2016 - 21:24

L'Assemblée nationale congolaise a adopté jeudi un texte de loi mettant en place la nouvelle Commission chargée d'organiser les élections au Congo, où le premier tour de la présidentielle est fixé au 20 mars.




La nouvelle loi institue la Commission nationale électorale indépendante(CNEI) qui remplace la Commission nationale d'organisation des élections(CONEL), opérationnelle depuis 2001.

Selon ce texte, les frais de candidature à la présidentielle passent de 5 millions de FCFA (8.000 euros) à 25 millions de FCFA (38.000 euros).

La CNEI sera composée des représentants de la majorité, de l'opposition et de la société civile, contrairement à la CONEL qui était un prolongement de l'administration publique.

La nouvelle loi sera transmise au Sénat pour une deuxième lecture avant sa promulgation par le président de la République.

Mercredi, les deux principales plateformes de l'opposition ont exigé "la mise en place d'une commission électorale dont l'indépendance est reconnue par tous", comme principale condition à leur participation au scrutin.

Le Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad) et l'Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) ont aussi exigé "l'élaboration d'un fichier électoral fiable préalablement expertisé avec le concours, entre autres, des services de l'Organisation internationale de la Francophonie"(OIF).

Fin décembre, les autorités de Brazzaville avaient avancé au 20 mars le premier tour de la présidentielle qui devait initialement avoir lieu en juillet, officiellement dans le "souci" d'accélérer la mise en place des nouvelles institutions procédant de la Constitution adoptée en octobre par référendum, un scrutin boycotté par l'opposition qui en a rejeté les résultats.

Promulguée en novembre, la nouvelle loi fondamentale autorise le président Denis Sassou Nguesso, né en 1943 et qui cumule plus de trente ans à la tête du pays, à se représenter, ce qui lui était interdit par l'ancienne Constitution, datant de 2002.

Mardi, une coalition d'associations membres de la majorité au pouvoir, parrainée par le fils du président, Denis Christel Sassou Nguesso, a exhorté le chef de l'Etat à "faire acte de candidature" pour la présidentielle.

M. Sassou Nguesso a dirigé le Congo de 1979 jusqu'aux élections pluralistes de 1992, qu'il a perdues. Il est revenu au pouvoir à la fin de la guerre civile en 1997 avant d'être élu président en 2002 et réélu en 2009.




Jeudi 14 Janvier 2016 - 21:23

Source AFP




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