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Conférence de Madrid sur la Libye: intervention militaire rejetée


Jeudi 18 Septembre 2014 modifié le Jeudi 18 Septembre 2014 - 12:14

La conférence sur la stabilité et le développement en Libye, tenue mercredi à Madrid, a plaidé pour une solution politique à la crise que traverse ce pays, rejetant toute intervention militaire.




Lors d'une conférence de presse au terme de cette réunion, le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la coopération, José Manuel Garcia-Margallo et son homologue libyen, Mohamed Abdelaziz, ont affirmé que cette conférence a permis de donner un "saut qualitatif" quant au rôle qui incombe à la communauté internationale en vue d'aider la Libye à sortir de la crise actuelle.

"Indépendamment de toute l'aide dont a besoin la Libye, la solution doit venir des propres citoyens et des autorités de ce pays ", a dit le chef de la diplomatie espagnole.

Pour sa part, le ministre libyen a rejeté l'idée d'une intervention militaire dans son pays, qui, a-t-il fait observer, a toujours eu des conséquences "désastreuses", notant qu'il existe d'autres formes d'aides à présenter à la Libye à travers la formation de son armée et de sa police et la fourniture de technologies de pointe pour lutter contre le terrorisme.

Les recommandations de cette réunion ont porté notamment sur la nécessité de " préserver l'unité, la souveraineté et la démocratie en Libye ", et sur le fait que la solution à la crise " doit émaner des Libyens eux-mêmes ".

La conférence a, en outre, mis l'accent sur " le droit et l'obligation de la communauté internationale d'aider les Libyens " dans la quête d'une solution politique à cette crise, et qui doit passer par le dialogue national et la réconciliation avec la participation de acteurs politiques, des leaders des tribus et d'autres personnalités de renom.

Dans leurs conclusions, les participants ont insisté sur le fait que "ceux qui pratiquent la violence et qui ne renoncent pas à la terreur ne doivent pas prendre part au dialogue national".

Ils ont, par ailleurs, souligné que " la crise libyenne doit être considérée comme une priorité dans l'agenda international ", relevant la nécessité d'une "coordination " entre les différentes initiatives internationales et les acteurs impliqués.

Les participants ont également exprimé un " fort message d'appui " à la mission du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Libye, Bernardino Leon.

Ont participé à cette conférence les représentants, outre du Maroc, de la Tunisie, de la Mauritanie, de l'Algérie, de l'Egypte, du Niger, du Tchad, et du Soudan, ceux de la France, de Chypre, du Portugal, de l'Italie, de la Grèce et de Malte, ainsi que de l'Union européenne, l'Union pour la Méditerranée (UpM), la Ligue arabe et de l'ONU.

Jeudi 18 Septembre 2014 - 01:15





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