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Condamnation de Jacques Chirac : réactions de la classe politique


Vendredi 16 Décembre 2011 modifié le Vendredi 16 Décembre 2011 - 15:42




Après l'annonce jeudi de la condamnation de Jacques Chirac à deux ans de prison avec sursis dans le cadre de l'affaire dite des "emplois fictifs" de la ville de Paris, les réactions se sont multipliées au sein de la classe politique.

Nicolas Sarkozy, président de la République : "Le président de la République a pris acte de la décision de justice qui vient d'être prise à l'encontre du président Jacques Chirac. Il ne lui appartient pas de la commenter", écrit l'ELysée. "Ces circonstances ne doivent pas faire oublier l'engagement constant de Jacques Chirac au service de la France, ce qui lui vaut et lui vaudra encore l'estime des Français".

François Fillon, Premier ministre : "Je n'ai pas l'habitude de commenter des décisions de justice, je pense simplement que celle-ci arrive vraiment trop tard, plus de 20 ans après les faits", a déclaré le Premier ministre français lors d'une visite officielle au Brésil. "C'est une décision qui à mon sens ne viendra pas altérer la relation personnelle qui existe entre les Français et Jacques Chirac".

François Hollande, candidat PS à la présidentielle : "La justice est passée et elle devait passer pour que ne s'installe pas un sentiment d'impunité", a-t-il déclaré. Il a souligné le "retard par rapport aux faits" dans le dossier des emplois fictifs de Paris, ce qui "renvoie à la question du statut pénal du chef de l'Etat". "J'ai une pensée pour l'homme qui connaît en plus des ennuis de santé'", a-t-il ajouté.

Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du FN : "On pouvait désespérer de la possibilité de faire condamner des coupables de haut niveau dans notre pays. Cette exception confirme la règle", s'est réjoui M. Le Pen sur BFMTV..(. ..). "La France est malheureusement corrompue dans beaucoup de ses secteurs, mais nous avons été présidés par un délinquant pendant 12 ans, et mon adversaire de 2002 est quelqu'un qui aurait dû être condamné à la prison", a-t-il ajouté en allusion au second tour de la présidentielle qui avait vu la réélection de M. Chirac. "Dans cette affaire, notre actuel ministre des Affaires étrangères", Alain Juppé, "a écopé de 14 mois de prison. Cela relativise sur la criminalité et la délinquance quand les délinquants sont eux-mêmes à la tête de l'Etat", a poursuivi le leader d'extrême droite.

Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle : "Ce jugement rendu après un véritable marathon judiciaire est la preuve de la nécessité et de l'utilité d'une justice indépendante et qui juge à égalité l'ensemble des citoyens", écrit-elle dans un communiqué.

Jacques Chirac conteste sa condamnation mais ne fait pas appel, a-t-il annoncé. Il serait trop fatigué pour entamer une nouvelle procédure.

Vendredi 16 Décembre 2011 - 06:20

Atlasinfo avec agences




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