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«Charlie Hebdo»: la journaliste Zineb El Rhazoui scandalisée par sa mise à pied


Vendredi 15 Mai 2015 modifié le Vendredi 15 Mai 2015 - 22:53

Selon Le Monde, la journaliste Zineb El Rhazoui, membre de la rédaction de Charlie Hebdo, a reçu « un courrier de la direction la convoquant à un entretien préalable à un licenciement pour faute grave». Entre-temps, elle a éte mise à pied pour "faute grave".




«Charlie Hebdo»: la journaliste Zineb El Rhazoui scandalisée par sa mise à pied
La journaliste franco-marocaine a affirmé sur France info ce vendredi: "On m’a signifié que je n’avais clairement plus le droit de mettre les pieds au journal en attendant cet entretien préalable", prévu le 26 mai.

"Je me demande quel est le message de cette mesure, quel est le message qui sera transmis aux ennemis de Charlie Hebdo, quel est le message transmis aux islamistes qui me menacent. Est-ce que c’est une façon pour la direction de se détacher d’une certaine ligne éditoriale ?" s’insurge la journaliste.

Zineb El Rhazoui se dit "choquée et scandalisée qu’une direction qui a bénéficié d’autant de soutien après les attentats de janvier fasse preuve d’aussi peu de soutien envers un de ses salariés, qui est sous pression comme tous dans l’équipe et fait l’objet de menaces. »

La division persiste à Charlie Hebdo trois mois après l'attentat qui a décimé sa rédaction en janvier. Début mai, quinze salariés ont de nouveau réclamé un statut d'"actionnaires salariés à part égale" du journal, expliquant dans une tribune dans Le Monde "refuser qu'une poignée d'individus prenne le contrôle" de l'hebdomadaire.

Réunis en un collectif qui comprend Zineb El Rhazoui, l'urgentiste Patrick Pelloux, le dessinateur Luz et le journaliste Laurent Léger, sans aucun membre de l'équipe dirigeante actuelle, ils estiment que Charlie Hebdo est désormais un "bien commun" et dénoncent le "poison des millions". Le journal a recueilli près de 30 millions d'euros en dons, aides et ventes depuis l'attentat. Ces salariés disent craindre "que le journal, devenu une proie tentante, fasse l'objet de manipulations politiques et/ou financières".

Vendredi 15 Mai 2015 - 15:47





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