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Changement climatique: Près de 250 millions de personnes exposées à un stress hydrique en Afrique en 2020


Mercredi 19 Mai 2010 modifié le Lundi 24 Mai 2010 - 17:43

Près de 250 millions de personnes seront exposées à un stress hydrique accru en Afrique en 2020 et ce chiffre sera à l'ordre de 350 à 600 millions en 2050, met en garde le rapport économique sur l'Afrique (ERA-2010).




Changement climatique: Près de 250 millions de personnes exposées à un stress hydrique en Afrique en 2020
Ce stress hydrique aura des conséquences " catastrophiques " sur l'agriculture, la production hydroélectrique et l'industrialisation dans la région, précise ce rapport qui a été lancé mardi au siège de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) à Addis-Abeba, ajoutant que certains pays africains se trouvent déjà dans une situation de semi-aridité qui pourrait affecter la production agricole et entrainer une réduction des rendements de 50%.

Selon les projections, l'Afrique du Nord, l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique australe sont les trois des cinq régions du monde les plus exposées aux inondations en 2080. De même, l'agriculture, qui est l'épine dorsale de l'économie rurale de l'Afrique et représente près de 50% des exportations totales de l'Afrique et 21% de son PIB, est particulièrement exposée aux impacts des changements climatiques dans la mesure où les rendements de l'agriculture pluviale devront accuser une baisse de 50%.

Vers les années 2080, en l'absence d'interventions efficaces, le nombre de personnes souffrant de malnutrition augmentera de 50 millions pour atteindre 240 millions, selon le document.

En matière d'adaptation au changement climatique, le rapport souligne que le coût d'adaptation en Afrique pourrait atteindre entre 5 et 10% du PIB de l'ensemble du continent, ajoutant que l'Afrique subsaharienne aura besoin de 18,1 milliards de dollars en moyenne par an pour couvrir les coûts de l'adaptation jusqu'en 2025.

Pour faire face à ce phénomène, les auteurs du rapport recommandent de relancer la croissance économique afin de favoriser une allocation de ressources suffisantes pour améliorer la capacité d'adaptation. L'Afrique devrait continuer à demander qu'on opère davantage de réformes dans le système de gouvernance actuel de financement du changement climatique et que soit mis en place un nouveau système dans le cadre de la communauté de pratique (CdP) afin d'assurer un accès facile aux fonds nécessaires, insiste le rapport.

Dans ce contexte, il est impératif que les préoccupations de l'Afrique soient exprimées durant les négociations sur le changement climatique et examinées comme il se doit dans le régime international climatique après 2012, recommandent les auteurs du rapport.




Mercredi 19 Mai 2010 - 10:06





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