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Cérémonie de signature de la nouvelle Constitution tunisienne


Lundi 27 Janvier 2014 modifié le Lundi 27 Janvier 2014 - 18:45

Le chef de l'Etat tunisien Moncef Marzouki, le Premier ministre sortant Ali Larayedh et le président de la Constituante, Mustapha Ben Jaafar ont signé lundi la nouvelle Constitution du pays, un évènement historique pour le berceau du Printemps arabe.
M. Marzouki a été le premier à parapher le texte, adopté la veille plus de trois ans après la révolution, embrassant le document et brandissant les doigts en signe de victoire.




La cérémonie marquant l'adoption de la Constitution tunisienne a débuté en fin de matinée à Tunis, un espoir de sortie d'une profonde crise politique.

L'Assemblée nationale constituante (ANC) tunisienne a adopté, tard dans la soirée dimanche 26 janvier, la nouvelle Constitution du pays, plus de trois ans après la révolution qui avait déclenché le printemps arabe. Les élus de l'ANC ont approuvé cette loi fondamentale à une majorité écrasante de 200 voix pour, 12 contre et 4 abstentions. Les 149 articles du texte avaient déjà été approuvés un par un lors de débats houleux entre le 3 et le 23 janvier, opposant notamment Ennahda et ses détracteurs.

Les élus ont célébré l'évènement en chantant l'hymne national, brandissant des drapeaux tunisiens et les doigts en signe de victoire. Ils ont scandé « fidèles, fidèles au sang des martyrs de la révolution » de janvier 2011, qui chassa Zine El Abidine Ben Ali du pouvoir. « Nous sacrifions notre âme et notre sang pour toi, Tunisie », ont-ils aussi crié, dans un moment d'unité rare dans cet hémicycle, après deux années marquées par les invectives et les controverses.

Son adoption a été rendue possible par le retrait du pouvoir d'Ennahda qui laisse la place à un gouvernement d'indépendants dirigé par Mehdi Jomaâ. Sa composition a été achevée dimanche soir et il doit obtenir la confiance des députés dans les jours à venir.

C'est ce cabinet qui devra conduire la Tunisie vers des élections et juguler enfin la crise politique qui mine le pays depuis l'assassinat, attribué aux jihadistes, du député Mohamed Brahmi.

Lundi 27 Janvier 2014 - 12:27





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