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Cécilia raconte dans un livre sa séparation de Sarkozy


Jeudi 3 Octobre 2013 modifié le Jeudi 3 Octobre 2013 - 17:50

A l'occasion de la sortie le 9 octobre de son livre «Une envie de vérité»...




Cécilia raconte dans un livre sa séparation de Sarkozy
Cécilia Attias confie à l'hebdomadaire Elle sa «vérité» sur les moments de sa séparation de Nicolas Sarkozy, «sa culpabilité» d'alors et explique le pourquoi du Fouquet's, répondant au passage à ses détracteurs.

Dans cette interview accordée à Elle à paraître vendredi et réalisée à la faveur de la publication le 9 octobre de son livre, Une envie de vérité (Editions Flammarion), l'ex Première dame assure qu'«évidemment» elle s'est «sentie coupable», mais ajoute-t-elle, «la culpabilité, ça n'apporte rien, c'est stérile, c'est pire que le regret».

Celle qui ne s'était jamais exprimé sur cette période de sa vie explique avoir décidé d'écrire pour «défendre (ses) idées» mais aussi pour «dire les choses telles» qu'elle les avait «vécues».

«Evidemment, j'ai été blessée par les attaques dont j'ai fait l'objet. J'ai toujours encaissé sans rien dire mais, contrairement à ce que l'on croit, le cuir ne s'épaissit pas», dit-elle. Elle affirme que, contrairement aux propos de proches de Nicolas Sarkozy, l'idée de fêter la victoire du nouveau chef de l'Etat au Fouquet's n'était pas la sienne: «En réalité, Nicolas et moi avons choisi ce lieu ensemble parce que les Champs-Elysées sont le coeur de Paris et Paris est le coeur de la France».

De même, Cécilia Attias assure que ce n'est pas elle qui a dressé la liste des invités de cette soirée, qui fut décriée tout au long du mandat de Nicolas Sarkozy. «Je n'ai jamais établi de liste d'invités, ni bloqué l'entrée à quiconque! Le cabinet de Nicolas s'en est chargé», assure-t-elle.

Quant au yacht de Bolloré sur lequel le couple présidentiel était parti quelques jours, elle affirme que c'était «l'idée de Nicolas qui voulait faire plaisir à (leur) fils Louis (...) et nous trouver un endroit loin des photographes».

Interrogée sur le fait qu'elle n'est pas allée voter au second tour de la présidentielle, Cécilia Attias répond: «J'ai voté à un des deux tours. Mais vous ne vous rendez pas compte de ce que c'était que de voter. Quand vous êtes la femme d'un futur chef d'Etat, les photographes vous guettent comme un animal et, moi, comme c'est arrivé à tant de gens, j'étais en train de me demander si je voulais encore de ce couple. J'allais trop mal pour supporter ces regards. J'aurais dû, mais je n'ai pas pu».

Sur sa présence place de la Concorde au soir de la victoire, après des hésitations, elle explique: «La Concorde, c'était différent. Pour le vote, je doutais. Là, je savais, j'avais choisi de reconstruire notre famille. Il fallait donc me jeter à l'eau, et j'étais au bord du bassin... Je n'y arrivais pas, je restais devant ma télé. Jeanne-Marie m'a appelée, elle m'a dit: "Maman, tu resteras en dehors après si tu veux mais, là, tes enfants sont là, ton mari est là, et tu as fait tant de sacrifices que cette victoire, c'est un peu la tienne. Viens". Elle avait raison».

Cécila Attias décrit sa séparation de Nicolas Sarkozy comme «une démarche totalement personnelle». «Ce qui nous est arrivé est une chose banale (...) Il se trouve que mon mari était président de la République. Mais ce n'était pas du courage, c'était ce qu'il fallait faire pour être en accord avec moi-même».

Elle raconte dans son livre que certaines de ses amies ont divorcé pour prendre sa place: «Les gens feraient n'importe quoi pour de l'argent ou du pouvoir». Interrogée sur une candidature à la présidentielle de 2017 de Nicolas Sarkozy, avec qui elle entretient de bonnes relations, elle dit n'en savoir «strictement rien» mais ajoute: «En politique, aucune porte n'est jamais complètement fermée».
Jeudi 3 Octobre 2013 - 08:25

Avec agences




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