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Catastrophe de Fukushima: 32 millions de personnes exposées à la radioactivité


Jeudi 12 Mars 2015 modifié le Jeudi 12 Mars 2015 - 08:21

Au total 32 millions de personnes au Japon seraient exposées à la radioactivité liée à la catastrophe nucléaire de Fukushima survenue il y a quatre ans, selon l'organisation écologiste Green Cross International.




Dans un communiqué, l'ONG basée en Suisse dit "s'attendre à une augmentation des cas de cancer et à des conséquences neuropsychologiques à long terme", sachant que l'évacuation consécutive à la catastrophe a touché plus de 400.000 personnes.

Par comparaison, rappelle-t-elle, la catastrophe nucléaire de Tchernobyl avait affecté quelque 10 millions de personnes au milieu des années quatre-vingt.

Environ 1.700 cas de décès sont liés à l'accident nucléaire en raison du stress, de l'épuisement et des conditions de vie adverses des déplacés.

Les accidents nucléaires de Tchernobyl et Fukushima ont tous deux été classés au niveau 7 de l'échelle des événements nucléaires, précise le communiqué, ajoutant que la radioactivité libérée dans le cas nippon s'est concentrée dans un rayon de 50 km au nord-ouest de la centrale (20 %) et dans l'océan Pacifique (80 pc). "Le risque de cancer dans l'océan est certes jugé faible pour l'être humain, mais des traces de radioactivité ont déjà atteint le continent nord-américain", note l'organisation.

Globalement, le risque de contracter un cancer va augmenter, notamment pour les personnes qui étaient encore des enfants au moment de l'accident.

Sur la base des calculs réalisés par Tokyo Electric Power Company, gestionnaire de la centrale de Fukushima, la quantité totale de substances radioactives libérées dans l'atmosphère lors de la catastrophe constituerait moins de 15 % de celle de Tchernobyl.

"Mais le nombre de personnes touchées par la radioactivité au Japon est trois fois plus important que celui de Tchernobyl", relève Nathalie Gysi, de Green Cross international.

En plus de la présence de substances radioactives dans l'océan, les eaux évacuées par la centrale continuent aussi à poser problème quatre ans après l'accident.

Le rapport Fukushima a été établi à l'initiative de la section helvétique de l'organisation écologiste sous la direction du professeur Jonathan Samet, directeur de l'Institut de santé globale de l'Université de Californie du Sud.
Jeudi 12 Mars 2015 - 08:21





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