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COP21 : les oasis au Maroc au cœur des défis du développement durable (ministre)


Mercredi 9 Décembre 2015 modifié le Mercredi 9 Décembre 2015 - 23:56

Pour le ministre marocain de l'Urbanisme et de l'Aménagement du territoire, Driss Merroun, l'écosystème oasien au Maroc se trouve au cœur des défis du développement durable puisqu'il recèle non seulement des trésors de biodiversité, mais également une civilisation oasienne millénaire et un savoir-faire parfaitement en phase avec les normes, dites aujourd'hui de développement durable.




Intervenant lors d'une rencontre organisée au Pavillon Maroc à la COP 21 au Bourget, sous le thème "Cap vers la résilience des Oasis : d'un engagement national vers une priorité internationale", le ministre a rappelé que le Conseil Supérieur de l'Aménagement du Territoire (CSAT) a recommandé aux pouvoirs publics d'inscrire la question des zones arides et sahariennes en général, et oasiennes en particulier parmi les priorités nationales et de poser le problème en termes de sauvegarde mais, aussi, de valorisation qui suppose la mobilisation de l'ensemble des forces vives de ces territoires dans le cadre de projets de développement intégré.

Il a aussi affirmé que le ministère est bien conscient que le défi de la protection et de la valorisation des territoires oasiens ne peut être relevé sans l'engagement et l'appui international par l'accompagnement, la formation des acteurs et la mobilisation de moyens financiers afin d'assurer un développement territorial durable de ces espaces fragiles.

M. Merroun a également exposé la stratégie élaborée par son département pour faire face à la complexité, à l'interférence de plusieurs problématiques et à l'absence d'études à caractère transversal qui traitent de l'ensemble des problématiques que posent les Oasis.

Les principales recommandations de ladite stratégie ont été mises en œuvre dans le cadre de trois programmes ingérés à l'échelle de trois territoires oasiens, notamment le Programme Oasis Tafilalet (POT) mis en œuvre par le ministère, en collaboration avec le programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) et d'autres partenaires nationaux et internationaux, a-t-il rappelé.

Avec un budget de 11,7 millions de dollars, le POT couvre 29 communes urbaines et rurales et intervient sur 9 axes prioritaires embrassant plusieurs thématiques, notamment le patrimoine, l'eau, l'écotourisme, la formation, l'énergie renouvelable et l'éducation.

A travers ses réalisations, le programme a atteint son objectif principal d'améliorer les conditions de vie d'une proportion importante de la population oasienne. Perçu par les habitants du Tafilalet comme un acteur clé du développement local, ce programme a permis l'émergence de synergies entre les acteurs locaux et a eu des impacts tangibles, particulièrement en termes de protection contre le changement climatique, de promotion de l'agro-biodiversité, et d'application pratique des énergies renouvelables, a expliqué M. Merroun.

Il a assuré que ce programme représente une expérience réussie à partager avec des pays à problématique similaire dans le cadre d'une Coalition pour les oasis afin de lutter contre la menace des changements climatiques et de la surexploitation des ressources dans ces espaces.

Le ministre a invité, à cette occasion, les bailleurs de fonds et les organisations internationales à soutenir cette Coalition pour les oasis du monde au long de la zone aride qui va de l'Afrique à l'Asie, de la Mauritanie à la Chine, et qui représente 150 millions d'habitants. Cette Coalition permettra l'échange d'expériences et de bonnes pratiques et encouragera par conséquent d'autres pays à l'intégrer.

Mercredi 9 Décembre 2015 - 18:18





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