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Bourita: la demande de suspendre la +Rasd+ de l'UA traduit le large soutien des pays africains


Mercredi 20 Juillet 2016 modifié le Jeudi 21 Juillet 2016 - 12:22

La réaction "rapide et spontanée" des 28 pays africains demandant la suspension de la +Rasd+ suite à la décision du Royaume de réintégrer l’Union africaine (UA) exprime un soutien qui émane des chefs d’Etat des pays qui couvrent la totalité des régions de l’Afrique, indique le ministre délégué aux affaires étrangères et à la coopération, M. Nasser Bourita.




En effet, à observer la cartographie du continent, il est clair que les 28 pays en question représentent toutes les régions, y compris celles jusque-là connues par leur hostilité à l’intégrité territoriale du Royaume, telle l’Afrique australe, relève M. Bourita dans un entretien publié mercredi par "Aujourd’hui le Maroc".

M. Bourita a en ce sens fait remarquer l’évolution de la position de la Zambie, de la Libye ou encore du Ghana, un pays membre historique et influent de l’UA qui soutenait la pseudo "rasd" et qui figure aujourd’hui parmi les signataires de la motion exigeant la suspension de l’adhésion de cette "entité fantoche" à l’UA.

L’acte constitutif de l’UA comprend un vide qui ne permet pas à ses membres de suspendre directement un autre membre, d’où l’intérêt d’une motion, note-t-il, précisant que celle-ci permettra, à condition d’obtenir un vote de la majorité des deux tiers, de suspendre l’activité de la "rasd" ainsi que son adhésion à l’UA.

"La suspension est prévue", a dit M. Bourita, faisant observer qu’il est important de garder à l’esprit que la liste des 28 pays est loin d’être représentative.

"Il faut savoir que ce n’est pas une liste fermée, ni exhaustive. Il s’agit d’un bloc beaucoup plus large", a-t-il noté, soulignant que si ces pays soutiennent aujourd’hui le Maroc, ils le font sur la base de plusieurs critères essentiels, à commencer par une prise de conscience du poids en Afrique du Maroc qui est désormais le deuxième investisseur après l’Afrique du Sud et qui est également un acteur important de développement et de maintien de la paix dans la région.

Pour M. Bourita, ce dernier point est l’un des motifs qui font que le soutien à la cause du Maroc n’est pas près de prendre fin, mettant en avant la valeur ajoutée que peut apporter le Maroc au sein de l’UA et qui "n’est pas à omettre".

Le Royaume aidera l’Afrique à faire face à des défis importants dans lesquels le Maroc a d’ores et déjà aiguisé son expérience, a-t-il souligné, ajoutant qu’il s’agit de questions liées aux enjeux climatiques ou encore migratoires mais également du rôle primordial que joue Rabat dans la stabilité de pays comme la Côte d’Ivoire, la RDC et la RCA".

Pour ce qui est de la réintégration du Maroc, M. Bourita précise que "tout pays africain peut demander d’adhérer à l’UA" et qu’une fois la demande exprimée, le Royaume est appelé à acter politiquement cette intégration et envoyer une demande écrite aux membres de l’UA.

La reprise du Royaume de son siège vacant depuis 32 ans se fera ensuite sur la base d’un vote de la majorité des pays membres, conclut-il.

Mercredi 20 Juillet 2016 - 17:48





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