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Ben Ali et plusieurs responsables sécuritaires tunisiens condamnés pour torture en 1991


Mercredi 30 Novembre 2011 modifié le Mercredi 30 Novembre 2011 - 18:32




Ben Ali et plusieurs responsables sécuritaires tunisiens condamnés pour torture en 1991
L'ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali et plusieurs hauts responsables sécuritaires de l'ancien régime ont été condamnés à des peines allant de cinq à trois ans de prison pour avoir torturé des officiers de l'armée, a rapporté mercredi l'agence officielle TAP.

Accusés de tentative de coup d'Etat, ces militaires avaient été emprisonnés et torturés en 1991 dans l'affaire dite de Barakat Essahel. Après la chute du régime et la fuite de Ben Ali en Arabie Saoudite le 14 janvier dernier, ils ont porté plainte pour réclamer justice et réhabilitation.

La chambre correctionnelle du tribunal militaire permanent de première instance de Tunis a condamné dans la nuit de mardi à mercredi, le président déchu à cinq ans de prison par contumace tout comme quatre hauts cadres de l'appareil de sécurité, eux aussi en fuite.

En revanche, Abdallah Kallel, ministre de l'Intérieur en exercice à l'époque et son secrétaire d'Etat à la Sécurité Mohamed Ali Ganzoui, ainsi qu'Abderahmane Guesmi, cadre supérieur du département, jugés en état d'arrestation ont été condamnés à quatre d'emprisonnement. Un autre haut cadre, Mohamed Naceur Alibi, écope lui de trois ans de prison.

Le tribunal a également accordé un dédommagement de 50.000 dinars (environ 50.000 euros) à trois des 17 plaignants au titre du préjudice moral, mais rejeté le recours pour l'indemnisation des dommages matériels. Ce jugement sera interjeté en appel par la défense, selon la TAP.

Le président déchu a déjà été condamné par défaut à plus de 60 ans de prison dans d'autres affaires d'abus de pouvoir, de corruption financière et immobilière, de détention illégale d'objets archéologiques, d'armes et de drogue.

Il est par ailleurs impliqué dans un grand nombre de dossiers judiciaires relevant de la justice militaire ayant trait notamment à des homicides volontaires lors du soulèvement populaire de décembrequi a fait plus de 300 morts, selon plusieurs ONG.

Mercredi 30 Novembre 2011 - 18:30





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