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Aux racines du conflit israélo-palestinien


Dimanche 27 Mars 2011 modifié le Dimanche 27 Mars 2011 - 21:12

Le réalisateur anglais Peter Kominsky signe The Promise, fiction historique sur la naissance d’Israël et
la responsabilité originelle de l’armée britannique, la puissance colonisatrice, coupable d’avoir quitté la Palestine en 1948 sans garantir la sécurité des Palestiniens et les conditions d’une paix durable.




Aux racines du conflit israélo-palestinien
L’échec des Casques bleus anglais en Bosnie, l’intervention britannique en Irak et l’affaire David Kelly, la décolonisation de l’Inde, les attentats terroristes à Londres… Cette liste non exhaustive donne un aperçu du champ d’action de Peter Kominsky. Dans la grande tradition de la fiction télé anglaise, alliant souffle épique, rigueur historique et journalistique, cet ancien reporter de guerre (en Afghanistan, notamment) s’attache à traiter des conflits de notre époque comme des coulisses de la politique intérieure britannique (Les Années Tony Blair, 2002). Sa nouvelle série, en quatre épisodes, s’attaque à un thème épineux s’il en est: la création de l’État d’Israël et sa politique actuelle dans les territoires occupés.

À l’origine de ce projet, une lettre envoyée il y a sept ans à Peter Kominsky par un vétéran des Forces spéciales durant le mandat britannique en Palestine: "Il me suggérait de lever le voile sur cet épisode peu connu de l’histoire anglaise. J’y ai trouvé la matière pour raconter une fiction sur le Moyen-Orient", souligne Kominsky. L’intérêt du récit tient à sa trame narrative construite sur deux époques. En juin 2005, Erin Matthews, une jeune Londonienne de 18 ans, rebelle et soupe au lait, tombe par hasard sur le journal intime de son grand-père hospitalisé. Et découvre son parcours héroïque de soldat durant la Seconde Guerre mondiale: sa participation à la libération des camps de concentration, puis sa mutation en 1945 en Palestine, sous mandat britannique.

La responsabilité originelle de l’armée britannique

Cette découverte incite Erin à accompagner une amie en Israël, où elle doit effectuer son service militaire. La jeune Anglaise se retrouve plongée dans toute la complexité de la société israélienne, avec ses nuances et ses lignes de fracture. Des colons haineux retranchés à Hébron au militaire israélien devenu pacifiste, de l’ancien terroriste des Martyrs d’Al-Aqsa, militant dans l’association israélo-palestinienne Combattants pour la paix. Erin va échapper à un attentat suicide, s’aventurer à Naplouse, Hébron, Gaza avec une obsession: accomplir le serment de son grand-père. Celui fait à un ami palestinien de lui restituer les clés de sa maison, qu’il fut contraint d’abandonner le jour de la Nakba ("la catastrophe"), l’exode massif des Palestiniens, en 1948. Une histoire habilement racontée par flash-back, avec la lecture du journal intime comme fil rouge.

Peter Kominsky signe une saga historique au souffle épique, classique dans sa facture, parfois longue, mais captivante, avec des amours impossibles, des basses trahisons, des scènes de combat spectaculaires et moult rebondissements… Au fil de son récit, il livre un constat implacable de l’occupation actuelle des territoires par Israël, mais n’oublie pas de remonter aux racines du conflit : la responsabilité originelle de l’armée britannique, la puissance colonisatrice, coupable d’avoir quitté la Palestine en 1948 sans garantir la sécurité des Palestiniens et les conditions d’une paix durable.

Les historiens pourront pointer certaines simplifications, notamment dans la quatrième et dernière partie de The Promise, consacrée à la guerre civile de 1947-1948 et à la naissance de l’État hébreu dans le sang. D’autres pourront s’indigner d’un parti pris politique dans la droite ligne de la gauche anglaise pro-palestinienne. Reste que Kominsky livre une fiction historique utile pour appréhender un conflit inextricable.

The Promise (Le Serment), lundi à 20.50, Canal +.

Éric Mandel - Le Journal du Dimanche

Dimanche 27 Mars 2011 - 21:05

Hasna Daoudi





1.Posté par Somud le 28/03/2011 07:45 | Alerter
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L'origine de la Nakba est ci-dessous

Aviez-vous mémorisé ainsi la fondamentale recommandation 181 ?

« Le 29 novembre 1947, ne respectant pas leur Charte, sous l’influence conjuguée aux objectifs contradictoires de Truman, Staline, celle aussi de « la France » et, évidemment sous l’influence des sionistes de droite et de gauche de la planète (pas seulement futurs Israéliens) partisans d’un état exclusivement habité par des Juifs ou se croyant de vieille ascendance trimillénaire telle, officiellement trente trois pays membres de l’assemblée générale de l’ONU sur cinquante-sept (alors que d’autres auraient dû légitimement en faire partie) votèrent « Oui » pour la recommandation (seulement et même pas la prescription contraignante), d’un plan de partage de la Palestine (sans consultation par referendum des autochtones). Une partition en trois territoires (et, en fait géographiquement, huit unités territoriales), dont celui à statut international des Lieux saints, clause absolument essentielle pour l’obtention de plusieurs votes, et clause que les sionistes n’avaient pas plus l’intention de respecter que les trois autres, un état juif, une état dit arabe et une union économique. Sachant que la majorité requise pour valider les votes de l’assemblée générale de l’ONU était des deux tiers (mais paradoxalement) des seuls votants « Oui » ou « Non », et que trois voix indispensables furent extorquées par chantage, alors que celles de quatre pays étaient, de fait, mues par le grand frère soviétique, et également qu’au moins deux autres voix de l’Amérique centrale (Costa-Rica et Guatemala), plus l’Uruguay, furent achetées comme en attestent des archives de l’anomalie étatique sioniste. Soit donc, en réalité, moins de 24 « Oui libres » sur 56 possibles. »

Evidemment ça n’est pas très court, ni succinct, par rapport à l’ultra-désinformant : « Novembre 1947 : l’ONU décide le partage de la Palestine en un état juif et un état arabe » ! Mais plus de brièveté entraîne automatiquement une conceptualisation erronée aux graves dépens des Palestiniens patriotes, parce que les sionistes invoquent constamment hypocritement leur légitimité sur la base de ce vote faussé que la Charte de l’ONU ne lui permettait pas de présenter comme l’a démontré le juriste palestinien également anglophone et francophone et porte-parole de la délégation arabe Henry Cattan.

Il est très didactiquement et tactiquement important de connaître et de faire connaître : Pas 33, mais seulement moins de 24 OUI libres sur 56 possibles .

Mais que répond clairement X ou Y à la question claire suivante, puisqu'il n'y a pas trente six étalons de mesure de la sincérité d'un pro-patriotes palestiniens :

"Oui ou non êtes-vous, ne serait-ce qu'au nom de l'éthique la plus élémentaire, pour la disparition non violente le plus vite possible de l'entité juive appelée (à l’avant-dernière minute, soit le 12 mai 1948 au soir) Israël , sans nationalité unique, sans constitution, sans frontières, sans .., sans .. et encore sans ... et pour un état palestinien non confessionnel souverain et "démocratique" de la Méditerranée au Jourdain pour le moins, incluant "évidemment", entre autres, des ex-Israéliens de plus ou moins vieille et prouvée ascendance juive avec exactement les mêmes droits que les Palestiniens d'ascendance arabe ?"

C'est, sans échappatoire, OUI ou NON

« Seigneur, protégez moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge »


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