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Assistants parlementaires : deux proches de Marine Le Pen entendus par la police


Mercredi 22 Février 2017 modifié le Mercredi 22 Février 2017 - 19:36

Le garde du corps et la chef de cabinet de Marine Le Pen étaient entendus mercredi 22 février par les policiers de l'Office anticorruption.




Après les perquisitions menées lundi au siège du Front national, l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs des assistants du FN au Parlement européen se poursuit. Thierry Légier, le garde du corps, et Catherine Griset, la chef de cabinet de Marine Le Pen, étaient entendus mercredi 22 février par les policiers de l'Office anticorruption (Oclciff), a-t-on appris de source policière.

Les auditions à Nanterre, confirmées par une source frontiste, ont lieu dans le cadre de l'enquête confiée par le parquet de Paris à des juges d'instruction depuis décembre. En parallèle, le Parlement européen réclame à Marine Le Pen, élue dans ses rangs, un total de 339 946 euros de salaires qu'il considère indûment versés à Thierry Légier, en 2011, et à Catherine Griset, de 2010 à 2016, car ils n'auraient pas occupé les fonctions d'assistant pour lesquelles ils ont été payés sur des fonds publics européens. En l'absence de remboursement de la part de la candidate de l'extrême droite à la présidentielle, l'assemblée européenne devait commencer mi-février à recouvrer ces sommes en amputant de moitié l'indemnité de Marine Le Pen.

L'enquête démarre en 2015


Le Parlement européen avait saisi la justice française en mars 2015, après les élections européennes de 2014 remportées par le FN en France. À cette époque, les soupçons portaient sur les conditions dans lesquelles étaient employés et payés 20 assistants d'élus frontistes au Parlement européen, car leurs noms apparaissaient aussi sur l'organigramme du parti en France. Des faits qui s'ajoutent à ceux concernant Thierry Légier et Catherine Griset.

Le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire en mars 2015, avant de confier le dossier aux juges d'instruction. L'information judiciaire porte sur des délits présumés d'abus de confiance et de recel, d'escroqueries en bande organisée, de faux et usage de faux et de travail dissimulé. De son côté, le gendarme antifraude de l'Union européenne, l'Olaf, a transmis en juillet dernier un rapport à la justice française. Dans le cadre de l'enquête des juges d'instruction, une perquisition a eu lieu lundi au siège du FN à Nanterre, près de Paris. Une première perquisition avait eu lieu dans le cadre de l'enquête du parquet.

(Source Afp)

Mercredi 22 Février 2017 - 11:41





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