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Arabie saoudite: introduction en Bourse d'une banque pour 6 mds USD


Jeudi 16 Octobre 2014 modifié le Jeudi 16 Octobre 2014 - 22:22

La National Commercial Bank (NCB) d'Arabie saoudite va entrer prochainement en Bourse, espérant tirer 6 milliards de dollars de la vente des actions, une annonce qui suscite l'opposition des dignitaires religieux.




NCB a indiqué qu'elle allait proposer à partir de dimanche au public 300 millions d'actions pour 45 riyals (12 USD) chacune, soit 3,6 mds de dollars. 200 autres millions d'actions seront attribuées à un fonds public de retraite, portant la somme totale à 6 mds de dollars.

Cette introduction en Bourse doit être l'une des plus importantes au monde cette année.

"Elle sera regardée de très très près", a déclaré Beshr Bakheet de la compagnie privée Osool and Bakheet Investment Company.

Abdallah Al-Moutlaq, membre du Conseil des oulémas du royaume, haute autorité religieuse du pays, a qualifié de "haram" (illicite) cette introduction en Bourse.

"Ce qui est clair pour moi maintenant, c'est que cela n'est pas permis" par la charia, a-t-il souligné sur une chaîne de télévision, en ajoutant que plusieurs investissements de NCB --la dernière banque saoudienne à ne pas encore avoir été introduite en Bourse-- étaient aussi interdits par la charia.

Beshr Bakheet a souligné que le succès de l'introduction en Bourse dépendrait de l'attitude du public vis-à-vis de cette mise en garde des oulémas. "Vont-ils suivre les principes internationaux du système bancaire moderne ou vont-ils adhérer strictement à ce que (leur) disent certaines autorités religieuses", s'est-il interrogé.

Seules trois des douze banques d'Arabie saoudite se conforment pleinement à la loi islamique. Les autres proposent des produits compatibles avec la charia mais aussi avec des services des banques classiques.

Le système bancaire islamique diffère du système conventionnel dans le sens où l'emprunt n'est pas soumis à un taux d'intérêt, assimilé à l'usure, interdite par la religion musulmane.

Les banques islamiques ne versent pas non plus d'intérêts à taux fixe aux déposants, mais leur proposent une rémunération indexée sur la performance (bénéfices ou pertes) des investissements réalisés.

Jeudi 16 Octobre 2014 - 22:21

AFP




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