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Après la fraude, le bac à 9/20 de moyenne ?


Jeudi 23 Juin 2011 modifié le Jeudi 23 Juin 2011 - 23:24

Le bac 2011 sera-t-il bradé, après cette affaire de fraudes dans l’épreuve de maths de la série S ? C’est le soupçon qui pèse désormais sur l’examen, après la décision de Luc Chatel de neutraliser l’exercice victime de fuites, et de donner de nouvelles consignes de notation de l’épreuve. Des consignes de bienveillance... Mais pas question de "donner le baccalauréat", jurent le ministère et le Snes.




Après la fraude, le bac à 9/20 de moyenne ?
Luc Chatel, lors de son déplacement ce matin dans les Yvelines, en compagnie de Nicolas Sarkozy, a expliqué le nouveau barème établi pour l’épreuve de maths des séries S. L’exercice n°1 qui valait quatre points a été neutralisé, c’est-à-dire ne compte plus. Mais les élèves ne seront pas pour autant notés sur 16, mais sur 20. Et le ministre d’expliquer que les quatre points de l’exercice litigieux seront répartis sur les exercices 2 et 3, qui ont été testés et désignés comme les mieux réussis de l’épreuve.

Le nouveau barème est donc établi comme suit :
l’exercice n°2 sera noté sur 6 points au lieu de 4
l’exercice n°3 sera noté sur 9 au lieu de 7
l’exercice n°4 restera noté sur 5.

Par ailleurs, le ministre de l’Éducation a expliqué que consigne avait été donnée d’examiner au cas par cas chaque élève étant à la limite d’un des seuils décisifs. Les jurys porteront donc leur attention sur les élèves qui auront obtenu entre 7 et 8 de moyenne générale (admission à l’oral), entre 9 et 10 (obtention du bac au premier tour) ou qui seront à un point d’une mention.

manifeste entre la note obtenue à l’épreuve de mathématiques et le niveau des candidats tel qu’il est attesté par leur livret scolaire".
Tout ceci figurerait dans une circulaire rédigée hier par le cabinet de Luc chatel.

"Non, le bac ne sera pas donné"
Parant d’avance aux critiques, le ministre de l’Éducation a défendu sa position : "le but n’est pas de donner des points à tous". Le directeur général de l’enseignement scolaire (Dgesco), Jean-Michel Blanquer, interrogé par l’AFP, confirme : "l’esprit de la mesure qui a été prise, c’est celle de la crédibilité du bac".

Le Snes aussi, peu enclin pourtant, à s’aligner sur le discours du ministre, martèle que le bac, non, ne sera pas donné. Et le syndicat d’enseignants d’appeler à ce que les règles soient claires, afin qu’aucun élève n’ait le sentiment d’avoir fait l’objet d’une magouille.




Jeudi 23 Juin 2011 - 22:51





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