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Animateurs suspendus pour avoir jeûné : le CFCM envisage de porter plainte


Mardi 31 Juillet 2012 modifié le Mercredi 1 Août 2012 - 00:23




Le président du CFCM, Mohammed Moussaoui
Le président du CFCM, Mohammed Moussaoui
Le Conseil français du culte musulman (CFCM) envisage une plainte pour dicrimination après la décision de la mairie de Gennevilliers de suspendre 4 animateurs pour avoir observé le jeûne du ramadan, au nom de la sécurité des enfants.

"Je condamne avec la plus grande fermeté la décision arbitraire et discriminatoire du maire de la ville de Gennevilliers" écrit Abdallah Zekri, président de l'Observatoire contre l'islamophobie, composante du CFCM, dans un communiqué. "La liberté religieuse est une liberté fondamentale et on ne peut en aucun cas interdire à une personne de pratiquer sa religion. L'observatoire se réserve le droit de porter plainte pour discrimination", poursuit M. Zekri.

Pour le président du CFCM, Mohammed Moussaoui, cette décision de la mairie "est de nature à porter atteinte à la liberté religieuse des animateurs de colonies qui pratiquent le jeûne", une "pratique millénaire commune à de nombreuses traditions religieuses et philosophiques". Des "centaines de millions de personnes" observent le jeûne sans qu'il soit "un frein à l'exercice de leur activité professionnelle", souligne-t-il, en rappelant que "la jurisprudence musulmane a prévu des aménagements pour les
personnes qui en jeûnant mettent leur santé en péril".

"On réfléchit à aller devant les Prud'Hommes" a dit mardi à l'AFP Samir, l'un des quatre employés suspendus qui n'a pas souhaité donner son patronyme. Le Front des banlieues indépendant (FBI) envisage également de porter l'affaire en justice. Dénonçant "un acte islamophobe", il appelle à un rassemblement samedi à 14H00 devant la mairie de Gennevilliers (Hauts-de-Seine).

Les quatre animateurs ont été suspendus après la visite d'un responsable des centres de vacances lors d'un séjour sportif dans les Landes, vendredi 20 juillet, au premier jour du ramadan. Le responsable leur a rappelé que, selon leur contrat de travail, ils devaient se restaurer et s'hydrater pendant la journée. Ils ont dû quitter la colonie le lendemain.
Mardi 31 Juillet 2012 - 16:48





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