Atlasinfo.fr: l'essentiel de l'actualité de la France et du Maghreb
Rubriques




Algérie: un pro Bouteflika à la tête de la principale organisation patronale


Jeudi 27 Novembre 2014 modifié le Jeudi 27 Novembre 2014 - 19:13

L'homme d'affaires algérien Ali Haddad, considéré comme l'un des principaux financiers de la campagne du président Abdelaziz Bouteflika au printemps, a été élu mercredi à la tête de la plus importante organisation patronale d'Algérie.




Seul candidat en lice, M. Haddad a été élu à l'unanimité pour un mandat de deux ans à la tête du Forum des chefs d'entreprise (FCE).

Il succède à l'ancien ministre Réda Hamiani, qui a démissionné en septembre à l'issue de quatre mandats consécutifs et qui avait apporté un soutien timide à un quatrième mandat de M. Bouteflika.

Crée en 2001, le FCE revendique quelque 360 adhérents, qui représentent plus de 700 entreprises publiques et privées.

Ali Haddad, 49 ans, diplôme en génie civil, est à la tête d'un conglomérat présent notamment dans le le secteur du BTP, mais aussi dans le tourisme, les médias, le sport. Il est propriétaire du club de football de première division l'USM Alger, l'un des plus titrés du pays.

Le FCE avait apporté son soutien à M. Bouteflika, élu en avril pour un quatrième mandat.

L'un des principaux membres du FCE, Slim Othmani, qui est le patron de l'entreprise familiale numéro un en Algérie (les jus de fruits Rouiba), avait alors démissionné de l'organisation pour protester contre cette décision.

Fin mai, l'homme d'affaires algérien Issad Rebrab, qui récemment repris le groupe français FagorBrandt, lui avait emboîté le pas.

Ali Haddad, à qui la presse attribue d'immenses pouvoirs, a publiquement assumé ses liens avec des dirigeants politiques et militaires.

Une dizaine de ministres, ainsi que le chef de la puissante Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA), étaient présents à la clôture de sa campagne la semaine dernière à Alger.

La députée trostskyste Louiza Hanoune a qualifié la présence de ces responsables politiques de "dérive dangereuse" et accusé ces ministres d'avoir "prêté allégeance à un homme d'affaires".
Jeudi 27 Novembre 2014 - 19:13

AFP




Nouveau commentaire :
Twitter