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Algérie/pétrole: un ancien PM prédit des conséquences "catastrophiques"


Samedi 3 Janvier 2015 modifié le Lundi 5 Janvier 2015 - 19:12

L'ancien Premier ministre algérien, Ahmed Benbitour, estime que les conséquences de la chute du pétrole pour son pays seront "plus catastrophiques encore" que lors du choc pétrolier de 1986, allusion au soulèvement populaire réprimé dans le sang deux ans plus tard.




Ahmed Benbitou
Ahmed Benbitou
M. Benbitour explique son pessimisme, dans une interview au quotidien +El Watan+, par le fait que "les dirigeants de ce pays ont géré l'aisance financière avec beaucoup de laxisme, enfonçant l'économie nationale dans une dépendance extrême des recettes d'exportation des hydrocarbures".

"Il faut se préparer aux années de disette qui se dessinent dans un horizon très proche", a pronostiqué M. Benbitour, qui a stigmatisé l'intensification de la pétro-dépendance au cours des dernières années et l'augmentation fulgurante des importations.

Chiffres à l'appui, l'ancien chef de gouvernement explique que le prix du baril nécessaire pour l'équilibre des dépenses budgétaires est passé de 34 dollars en 2005 à 115 dollars en 2011 et 130 en 2012, tandis que les importations de biens et services se sont établies 65,5 milliards en 2013, contre 11,92 milliards de dollars en 2001.

Ahmed Benbitour, qui a conduit durant neuf mois le premier gouvernement du président Abdelaziz Bouteflika en 1999, n'a eu de cesse d'appeler au changement en Algérie qui se trouve, selon lui, "dans un état de déliquescence".

Selon des estimations non officielles, le plongeon de l'or noir coûterait aux caisses de l'Etat des pertes de quelque 18 milliards de dollars en 2015, dans le cas idéal où le baril se stabiliserait autour de 70 dollars.

Alors que les experts prévoient des prix entre 60-65 dollars aux court et moyen termes, l'Algérie a besoin d'un baril de plus de 100 dollars pour maintenir ses équilibres budgétaires et préserver sa position financière extérieure, sérieusement fragilisée dès l'année dernière par la diminution des recettes.

Samedi 3 Janvier 2015 - 10:10

Source AFP




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