Algérie: le Sahara blend perd plus de 9 dollars en août (OPEP)

Le Sahara blend, le brut de référence algérien, a reculé de plus de 9 dollars en août dernier pour se situer à 47,17 dollars le baril, a indiqué mardi l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

La production pétrolière de l’Algérie, qui dépend très largement des recettes des hydrocarbures, est restée à ses niveaux habituels, soit 1,2 millions barils par jours, selon le rapport mensuel de l’OPEP, qui se base sur les statistiques officielles fournies par le gouvernement algérien.

Ainsi, le Sahara blend est passé de 56,34 dollars en juillet à 47,17 dollars en aout dernier, restant loin de son niveau enregistré durant la même période de l’année précédente dépassant les 100 dollars le baril, précise la même source. Cette baisse intervient dans un contexte de forte baisse du marché pétrolier mondial, ce qui aurait certainement une incidence sur la valeur des exportations algériennes et les réserves de change du pays.

Selon des données fournies par la banque centrale, les réserves de devises de l’Algérie, plombées par l’effondrement du pétrole, se sont contractées de plus de 34,2 milliards de dollars à fin juin 2015, soit une baisse de 18 pc par rapport à la période correspondante de l’année passée.

Les réserves de change sont passées de 193,269 milliards de dollars à fin juin 2014 à 159,027 milliards de dollars au terme du premier semestre de l’année en cours, a précisé le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, qui parle "d’une forte contraction". Il a attribué cette contre-performance à "l’impact du choc externe sur la balance des paiements extérieurs de l’Algérie depuis le quatrième trimestre 2014".

L’Algérie tire l’essentiel de ses revenus de devises des exportations du pétrole et du gaz, qui subissent le contrecoup de la chute brutale des cours mondiaux. Ainsi, la balance commerciale a renoué avec le déficit, sous l’effet conjugué de la diminution des recettes et la frénésie des importations, qui ont franchi la barre des 60 milliards de dollars. Aux antipodes des 20,2 milliards de dollars d’excédent en 2012, l’Algérie a enregistré un déficit de 8 milliards de dollars en juillet dernier, en raison de la dégringolade des recettes d’hydrocarbures, établies à 21,5 milliards de dollars, contre 37,2 milliards durant la même période de 2014.

D’après le Fonds monétaire international, le pays a besoin d’un baril de plus de 110 dollars pour maintenir ses équilibres budgétaires et préserver sa position financière extérieure, désormais dans une situation critique. Des projections officielles estiment qu’avec une moyenne de 50 dollars le baril, les réserves en devises chuteront à 9 milliards de dollars dans quatre ans, contre quelque 200 milliards en 2012.

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