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Algérie: le MSP rejette la réforme constitutionnelle "avant l'élection présidentielle"


Dimanche 29 Septembre 2013 modifié le Dimanche 29 Septembre 2013 - 15:15

Le Mouvement de la société pour la paix (MSP), parti d'obédience islamiste, a rejeté, samedi, la réforme constitutionnelle en Algérie dans la conjoncture actuelle, allusion faite à la perspective du scrutin présidentiel, prévu en principe en avril prochain.




Abderrezak Mokri, le président du Mouvement de la société pour la paix
Abderrezak Mokri, le président du Mouvement de la société pour la paix
Le Mouvement de la société pour la paix (MSP), parti d'obédience islamiste, a rejeté, samedi, la réforme constitutionnelle en Algérie dans la conjoncture actuelle, allusion faite à la perspective du scrutin présidentiel, prévu en principe en avril prochain.

L'amendement de la Constitution ne devrait pas intervenir "avant l'élection présidentielle" car "les conditions actuelles ne permettent pas une entente politique" sur cette question, a dit le président du MSP, Abderrezak Mokri, lors d'une conférence de presse tenue à Alger.

Le MSP poursuivra "ses concertations avec les différents partenaires sur la scène politique pour aboutir à une vision unifiée en prévision des prochaines échéances", a-t-il fait savoir, notant que ces échanges impliqueront le tissu associatif, les syndicats et les économistes pour élaborer "une charte de la réforme nationale qui servira l'ensemble de la société".

La Commission chargée de la révision de la Constitution en Algérie a remis, à la mi-septembre, son rapport au président Abdelaziz Bouteflika, avait annoncé le Premier ministre Abdelmalek Sellal, sans donner de précision sur les amendements qui doivent être introduits à la Loi fondamentale.

Jusqu'à présent, "aucune décision n'a été prise" sur la révision constitutionnelle et "c'est au chef de l'Etat d'en décider au moment opportun", avait-il insisté.

En avril 2011, alors que la région était secouée par le phénomène dit "printemps arabe", M. Bouteflika a annoncé une révision constitutionnelle. "Pour couronner l'édifice institutionnel visant à renforcer la démocratie, il importe d'introduire les amendements nécessaires à la Constitution" de 1996, avait souligné le président algérien dans un discours à la Nation.

Tout comme le MSP, le Parti des Travailleurs (PT), dont la secrétaire générale Louisa Hanoune affiche un soutien infaillible au chef de l'Etat, avait suggéré de reporter la révision de la Constitution pour l'après élection présidentielle, afin de permettre "à tout candidat d'exprimer son point de vue et celui de sa formation sur ce projet durant la campagne électorale".
Dimanche 29 Septembre 2013 - 06:32

Avec agences




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