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Algérie: la présidence confirme la création d'une nouvelle organisation du Renseignement


Samedi 30 Janvier 2016 modifié le Samedi 30 Janvier 2016 - 20:35




Le président Abdelaziz Bouteflika
Le président Abdelaziz Bouteflika
La présidence algérienne a confirmé samedi la création d'une nouvelle organisation des services secrets née de la dissolution du tout-puissant Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS) qui a régenté la vie politique et sécuritaire algérienne pendant un quart de siècle.

"Le DRS a été dissous et remplacé par trois directions générales de sécurité directement rattachées à la présidence de la République", a affirmé samedi Ahmed Ouyahia, directeur de cabinet du président Abdelaziz Bouteflika.

Il s'agit, a-t-il détaillé, de la Direction générale de la sécurité intérieure, de la Direction de la documentation et de la sécurité extérieure et de la Direction du renseignement technique.

Un conseiller de M.Bouteflika sera chargé de coordonner ces trois services, a-t-il précisé. Et c'est au général à la retraite, Athmane Tartag, ancien numéro 2 du DRS, qu'a été confiée cette mission.

Il avait été nommé en septembre à la place du tout-puissant général Mohamed Mediene dit Toufik qui a dirigé le DRS pendant 25 ans, faisant de lui un "Etat dans l'Etat", avec notamment une mission très décriée de police politique.

En plaçant les services secrets sous son contrôle direct, M. Bouteflika diminue l'influence de l'état-major de l'armée à qui étaient confiées des missions anciennement dévolues au DRS. Il renforce ainsi son pouvoir et devient l'unique centre de décision dans le pays.

Âgé de 78 ans, M. Bouteflika a été victime en 2013 d'un AVC qui a affaibli sa mobilité et sa faculté d'élocution. Ses activités publiques sont devenues très rares et il n'apparaît à la télévision officielle que lorsqu'il reçoit des invités étrangers.

Le chef de l'Etat avait entamé une restructuration du DRS à la fin 2013, alors qu'il se préparait à entrer en campagne pour un 4e mandat. Soupçonnant le général Toufik d'un soutien tiède, il l'a limogé en septembre dernier, après lui avoir retiré progressivement de nombreuses prérogatives.
Samedi 30 Janvier 2016 - 15:51

Source AFP




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