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Algérie: démission fracassante d'un député et défenseur des droits de l'Homme


Mercredi 19 Mars 2014 modifié le Mercredi 19 Mars 2014 - 19:37

Le député algérien d'opposition et défenseur des droits de l'Homme, Mostefa Bouchachi, a démissionné en accusant l'Assemblée nationale d'être un "outil docile" du pouvoir.




Algérie: démission fracassante d'un député et défenseur des droits de  l'Homme
M. Bouchachi, un avocat connu élu en mai 2012 sur la liste du plus vieux parti d'opposition Front des Forces socialistes (FFS) et ex-président de la Ligue algérienne de défense des Droits de l'Homme, a adressé sa lettre de démission, publiée par les médias, au président de l'Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Larbi Ould Khelifa.

"L'APN est devenue un outil docile entre les mains du pouvoir et cela pousse les Algériens à ne pas voter, pour éviter de participer à l'établissement d'institutions qui cautionnent les orientations du système", écrit-il dans sa lettre postée sur le site du quotidien El-Watan.

Il y dénonce la mainmise de l'Exécutif sur cette assemblée de 462 élus. Des membres de l'Exécutif proposent selon lui des projets de loi et assistent aux débats au sein des commissions, en "violation du règlement intérieur de l'APN".

M. Bouchachi accuse aussi le bureau de l'APN d'avoir bloqué 10 projets de lois proposés par les députés.

Le député démissionnaire du FFS, qui comptait jusqu'à présent 27 députés, dénonce "le refus injustifié" de l'Assemblée de constituer, sur demande de plusieurs partis, des commissions d'enquête sur la corruption et les heurts communautaires à Ghardaïa (600 km au sud d'Alger) qui ont fait depuis plusieurs semaines au moins sept morts et 200 blessés.

Il accuse la Chambre basse de ne pas assumer sa fonction de contrôle des dépenses de l'Etat et le gouvernement de l'ex-Premier ministre Abdelmalek Sellal, devenu le directeur de campagne du président Abdelaziz Bouteflika candidat à un 4e mandat le 17 avril, de "sillonner les wilayas (préfectures) et distribuer de l'argent sans aucun fondement réglementaire".

« J’ai démissionné (…) par respect aux Algériens qui m’ont investi de leur confiance et par fidélité aux martyrs qui se sont sacrifié pour l’établissement d’un Etat national démocratique et juste », a conclu Mostefa Bouchachi.

Un total de six candidats ont été retenus par le Conseil constitutionnel pour la présidentielle. M. Bouteflika, 77 ans, 15 ans de pouvoir mais très amoindri par un AVC, a toutefois toutes les chances de l'emporter.

Face à la nouvelle échéance électorale, le FFS avait annoncé qu'il n'appelait ni au boycottage ni à la participation au scrutin.

Mercredi 19 Mars 2014 - 18:17






1.Posté par lina le 19/03/2014 22:17 | Alerter
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Des Mostefa Bouchachi il y en a des milliers en Algérie mais la DRS les empêchent de s' exprimer.

2.Posté par alouane le 22/03/2014 14:14 | Alerter
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connaissant les algériens .le moment venu ,tout ceux qui ont spoliés leur pays et discrédités et tout ceux qui ont publiquement trahit leurs citoyens le paierons très très cher
il y aura des dégâts monstres et touts les pays voisins auront des retombes collatéraux pour des dizaines d'années s'ils n'ont pas pris des dispositifs appropriés .dès maintenant
la corruption est telle qu'il y aura des règlements de comptes et abus de tout coté (une solution pacifique est impossible)

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