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Affaire Tibéhirine: Alger se félicite de la coopération avec Paris


Jeudi 27 Novembre 2014 modifié le Jeudi 27 Novembre 2014 - 00:17

La coopération entre les justices algérienne et française dans l'enquête sur l'assassinat des moines de Tibéhirine en 1996 se déroule dans de "bonnes conditions", a indiqué mercredi le ministre algérien de la Justice Tayeb Louh




.Le juge algérien enquêtant sur la mort des moines "fait le nécessaire conformément à la loi" pour élucider l'assassinat des sept religieux, a déclaré M. Louh à la presse en marge d'une séance plénière de l'Assemblée nationale.

Selon le ministre, cité par l'agence APS, les justices algérienne et française "travaillent dans le respect de la loi et de la souveraineté de chaque Etat et sur la base des accords judiciaires liant les deux pays".

En octobre, après des mois de difficiles négociations, les juges français Marc Trévidic et Nathalie Poux se sont pour la première fois rendus en Algérie, où ils ont notamment assisté à l'exhumation des crânes des religieux assassinés en 1996.

L'Algérie a cependant refusé que les magistrats français repartent avec les prélèvements réalisés sur leurs dépouilles, suscitant la colère des familles qui ont dénoncé "une confiscation des preuves".

Les moines Christian de Cherge, Luc Dochier, Paul Favre Miville, Michel Fleury, Christophe Lebreton, Bruno Lemarchand et Célestin Ringeard avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans le monastère où ils avaient choisi de demeurer malgré les risques liés à la guerre civile ravageant l'Algérie. Seules leurs têtes avaient été retrouvées, et inhumées sur le site du monastère.

La justice française mène depuis dix ans une enquête pour identifier les responsables de leur mort. Le Groupe islamique armé (GIA) avait revendiqué leur enlèvement puis leur exécution.

Mais la thèse officielle d'un crime perpétré par des islamistes a été remise en cause et l'enquête envisage aussi la piste d'une bavure de l'armée algérienne ou d'une manipulation des services militaires algériens pour discréditer le GIA ou se débarrasser des moines.
Jeudi 27 Novembre 2014 - 00:15

AFP




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